29 mars : Anolaima, Bogota

Nous continuons vers le Nord, dans la direction de Bogota, car nous avons rendez-vous avec un bon ami, l’ancien curé de notre vallée. Il fait partie d’une Fraternité de prêtres, qui a fondé une école dans la campagne proche de Bogota, à Anolaima.

Nous découvrons cet établissement qui comprend une école maternelle, une école primaire et un collège. Lové dans la campagne, il assure une éducation de qualité pour les enfants du village et des alentours.

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Les petits colombiens sont très curieux de nous, de notre voyage, des enfants !

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Mayeul et Marguerite passent une matinée en classe de « cuarto », l’équivalent d’un CM1/CM2. Rassemblement dans la cour de chaque classe et leçon de morale, avant de rentrer deux par deux !

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Cours de mathématiques… Les enfants ont trouvé que le calcul n’était pas le fort des petits enfants colombiens… mais nous l’avons remarqué dans toute l’Amérique du Sud, à tel point que c’était une vraie leçon pour les enfants sur l’intérêt du calcul mental et des tables de multiplication !

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L’accueil de la maîtresse et des enfants était adorable, et les grands y seraient bien retournés le lendemain, retrouvant la plaisir d’aller à l’école et de se trouver des petits camarades.

Ferréol et Ambroise rencontrent quant à eux les petits enfants de maternelle.

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Nous avons admiré le travail de l’équipe éducative, dans un contexte pas toujours évident : la campagne colombienne est pauvre, les familles souvent disloquées, les parents se défaussant sur l’école pour l’éducation des enfants, et un contexte de violence sociale encore très prégnant.

 

D’Anolaima, nous en profitons pour passer une journée à Bogota, à 50 kilomètres. Nous visitons le magnifique musée de l’or. Consacré  à l’or précolombien, ce musée regorge de pièces en or toutes plus belles et brillantes les unes que les autres… On comprend que les conquistadores ont eu la tête qui tourne à la vue de toutes ces richesses !

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Nous visitons également le musée Botero que nous aimons beaucoup : les peintures de Botero parlent beaucoup aux enfants, et le musée comprend également de nombreuses peintures impressionnistes, mais aussi cubistes. Un beau musée, à taille humaine avec des choix éclectiques qui permettent de voir de magnifiques œuvres sans se lasser ! Malheureusement, nous n’avons aucune photo !

Nous prenons ensuite la direction de Zipaquira, au nord de Bogota, connu pour la cathédrale de sel creusée dans les mines de sel.

Nous arrivons fort tard après une aventure/mésaventure étonnante : traversant de nuit Zipaquira, nous nous trompons de voie, et nous nous retrouvons à contresens au niveau d’un feu. Désolés de cet état nous attendons que le feu repasse au vert pour pouvoir nous remettre sur la bonne file. Mais la voiture à côté de la nôtre, croyant que nous voulions le doubler, n’avance pas et le conducteur se poste devant notre voiture (limite assis sur le capot) pour nous empêcher de partir, et appelle la police afin qu’elle vienne constater que nous sommes en infraction… C’est la première fois de notre voyage que nous tombons sur un vrai « bête et méchant » ! Nous restons très calmes, bien que nous bloquions toute la circulation du carrefour, et que le conducteur imbécile et sa femme crient et font de grands gestes… incompréhensibles car nous ne les avons pas effleurés ! La police arrive, écoute les plaignants, nous écoute, constate que le contresens est une infraction et nous indique l’amende à payer, assortie d’un « stage » d’une heure sur le code de la route… Nous sommes dépités… L’imbécile jubile ! Bref nous repartons, faisons le tour de plusieurs patés de maison pour trouver nos hôtes du soir. Alors que nous nous arrêtons, nous voyons un véhicule de police nous suivre et s’arrêter…

Aïe qu’avons-nous encore faits ?? Et heureuse surprise, le policier reprend l’amende, la déchire et nous dit qu’il est hors de question que nous venions le lendemain suivre le stage et payer l’amende ! Il n’avait mis l’amende que pour calmer l’imbécile ! Ouffff !

Nous sommes finalement gentiment accueillis par Rosa Maria, dans une maison de campagne.

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Reprenant la route le lendemain, nous nous régalons dans un restaurant de bord de route.

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Nous explorons ensuite le lac de Guatavita, dans le cratère d’un volcan, dans lequel il y aurait un fabuleux trésor : les civilisations pré-colombiennes y auraient jeté des tonnes d’or en offrandes aux dieux… De nombreuses recherches depuis les temps des conquistadores n’ont jamais abouties !

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Nous retournons à Anolaima, où nous logeons chez les sœurs de « Laurita ».

Cette congrégation a été fondée par la SÅ“ur Laura qui a décidé de se consacrer aux Indiens d’Amérique du Sud, et part en 1914 avec cinq compagnes, vers les lieux reculés où ils habitent. À une époque où ils sont considérés par beaucoup comme des sauvages, elle leur reconnaît la pleine dignité d’êtres humains et veut s’insérer parmi eux, dans leur culture, pour les conduire au Christ, « avec une pédagogie efficace qui respecte leur culture et ne s’oppose pas à elle », selon les mots du pape François.

Pour pérenniser son Å“uvre, elle fonde en 1917 la « Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne ». À Dabeiba, elle mène une vie de pauvreté, de service et d’évangélisation, en étant incomprise et méprisée de plusieurs responsables religieux et civils. Elle meurt à Medellin en 1949.

Les Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne, surnommées les « Lauritas », exercent en 2013 dans vingt pays, surtout en Amérique latine. Madre Laura a été canonisée par le Pape François en 2013, et devient ainsi la première sainte colombienne.

Nous sommes accueillis par trois sœurs âgées mais d’une jeunesse de cœur, d’une vivacité d’esprit et d’une joie pétillante qui nous impressionnent ! Elles ont eu des vies incroyables, perdues dans la jungle dans des tribus oubliées, à les défendre contre les FARC, les guérillas et les profiteurs de tous bords ! Nous avons été très touchés par leur hospitalité et leur joie !

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Nous passons un dernier bon moment avec les prêtres et les coopérants de l’école d’Anolaima… BBQ, jeux, que de rires !

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Merci monsieur l’abbé pour ces moments d’amitié et de partage, à très bientôt pour savourer ensemble les “bonnes choses d’ici bas” !

Nous admirons la verte montagne colombienne en quittant Anolaima.

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